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Dans mes activités professionnelles de coach, j'ai
introduit, parce qu'ils me semblent nécessaires,
des aller-retour entre les activités dites intellectuelles, les
activités physiques et les activités artistiques.
Cette démarche fait du chemin (jeu de mot, je de maux) et trouve écho
(rebondissement).
Je pratique la mise en place de la charte ci-dessous dans mon activité.
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Texte de la Charte : Charte
Ethique “Art Développement“
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1.Spécificité de
l’accompagnement en Art Développement : L’objectif est la
transformation de la personne. Il n’est pas seulement l’Art
en lui-même. L’expression artistique dans ce cadre, révèle
la personne, ses insuffisances, ses désordres qu'elle lui
permet de "réparer" et ses facultés, ses potentiels
créatifs qu'elle s'applique à faire évoluer. |
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2.L’enseignement d'une
pratique artistique tient compte de la capacité
d’intégration de la personne à qui elle est transmise. Les
informations et préconisations que celle-ci reçoit sont
soigneusement adaptées à sa capacité d’assimilation. |
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3.L’accompagnant renonce à
forger chez son sujet une faculté expressive, une virtuosité
qui lui seraient “extérieures“ et non compatibles avec la
véritable dimension "intérieure" de son être. Pour ce faire
l’accompagnant accepte de façon responsable, de suivre des
détours parfois inattendus. Il se charge de maintenir la
tension de l'éveil nécessaire à l'évolution. |
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4.Les obstacles rencontrés
dans l’acquisition des capacités constituent le socle
dynamisant de la progression. Leur écoute, leur observation
attentive, judicieuse, et leurs métamorphoses déterminent
les nouvelles aptitudes de l’accompagné. L’accompagnant
trouve par là un intérêt sans cesse renouvelé pour la
diversité des parcours de chacun. |
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5.La prise en compte du vécu
biographique et spirituel peut être souhaitée par
l’accompagné. L’accompagnant doit pouvoir l’accueillir. Si
elle n’est pas demandée mais s’avère utile pour une
assimilation correcte du lien entre les fonctions
expressives et la structure de la personne, l’accompagnant
selon sa formation propre, peut la proposer. Il ne l'impose
pas. |
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6.Le rythme d'évolution, les
étapes à franchir, les “éclosions“ du talent, jalonnent le
parcours. Ils font l’objet d’une observation attentive de la
part de l’accompagnant qui doit pouvoir en décrypter
l’architecture et aider l’accompagné à en lire les échos
dans sa propre transformation. |
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7.L’autorité de
l’accompagnant, appuyée sur sa seule compétence, ne peut
s’exercer que dans le respect des principes énoncés
ci-dessus et du cheminement de l’accompagné. Consignes de
travail, exercices, protocoles, contraintes de styles ou
autres sont proposés avec l’attention rigoureuse qu’ils
soient reçus, dialogués, intégrés et réappropriés par
l’accompagné. |
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8.La complaisance envers les
difficultés de l’accompagné n’est pas de mise pour autant.
L'inverse aboutirait à le priver de sa capacité à évoluer.
L'équilibre juste entre autorité et écoute constitue l'art
de toute pédagogie. |
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9.L’égalité “ontologique” et
de droit posée comme préalable à la relation
“accompagnant-accompagné“, ne peut voiler les “inégalités“
de compétence de départ. L’accompagnant sans nier cette
"inégalité", l'assume en la dépouillant, avec une vigilance
constante, de toute forme de pouvoir personnel qu'elle peut
lui procurer. Il la met au service du pouvoir créateur de
l'accompagné. |
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10.Gestion des
transferts/contre-transferts. Elle est conforme à celle de
la Charte "Accompagner par l'éthique". |
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11.La relation
accompagnant-accompagné obéit, au-delà du transfert et sans
l'exclure, à une loi plus large : celle de la relation
d'être à être, d'âme à âme où l'art et sa dimension humaine
supraconsciente devient comme la présence d'un “être tiers”
offrant sens et unité à la présence nécessaire de chacun.
Cette réalité existe aussi entre les protagonistes d'une
même expression ou création artistique. La pratique de l'art
ainsi considéré enrichit profondément la qualité du lien
social. |
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12.L'évaluation de la
progression et des productions ou "œuvres" réalisées ne
repose pas sur des critères esthétiques purement formels ou
extérieurs, mais sur une perception de l'investissement, de
la présence, de l'authenticité et de la justesse de la
personne. Si ces critères sont favorables, la production,
l'œuvre, leur "esthétique” ont, de fait, une valeur
indéniable. |
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